Répondre à un enjeu par le dialogue

Préoccupées par l’action, les organisations considèrent souvent le dialogue comme une perte de temps. Sans doute est-ce parce qu’elles perdent en fait leur temps dans des dialogues qui n’en sont pas. Le véritable dialogue est rare. Dialoguer, ce n’est pas faire valoir son opinion ou réagir, c’est d’abord écouter. C’est accepter que notre vision des choses n’est pas nécessairement celle de l’autre et que le désaccord peut être fécond.

La philosophie restaure les conditions d’un dialogue profond et constructif grâce à des pratiques directement opérationnelles comme :

– Suspendre son jugement : s’entraîner à l’écoute active non seulement pour chercher à comprendre sincèrement d’où parle l’autre (son cadre de référence, ses émotions) mais aussi pour être prêt à remettre en question ce que l’on tient pour certain.

– Penser grâce à l’autre : découvrir que l’autre est indispensable à ma réflexion et que le vrai est dans la co-construction.

La meilleure réponse à un enjeu naît de la pluralité et de la complémentarité des idées. C’est ensemble que nous arrivons aux réponses les plus justes.

 

« Bel exercice d’intelligence collective, encadré (tout en finesse par les deux animatrices) par une méthode philosophique de mise en question. Permet d’approfondir sa situation et son vécu du moment, en s’enrichissant de la vision des autres participants. J’engage chacun à y participer.»

« Flora Bernard et Marion Genaivre font preuve de rigueur dans la démarche et veillent à ce que les échanges n’aboutissent pas à des débats mais contribuent à la structuration, la précision et la bonne compréhension par chacun de la pensée des différents participants. J’ai vécu cet atelier comme un moment rafraîchissant dans l’instant et un très bon entraînement pour tous types d’échanges de la vie professionnelle et personnelle. »

Participants aux ateliers sur le changement menés entre septembre et octobre 2014, SNCF Réseau.

 

Les commentaires sont fermés.